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La solidarité n’est pas un crime : rencontre autour du livre de Sophie Djigo

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La solidarité n'est pas un crime : rencontre autour du livre de Sophie Djigo

Quand

11 mai 2026 
19 h 30 min – 21 h 30 min 

Mai­son Poème
Rue d’E­cosse 30, Saint-Gilles, 1060 
Nous vous invi­tons le lun­di 11 mai 2026 à une ren­contre excep­tion­nelle autour du livre de Sophie Dji­go, inti­tu­lé “La soli­da­ri­té n’est pas un crime” qui inter­roge les gestes d’entraide envers les per­sonnes en exil et la manière dont ceux-ci peuvent être sus­pec­tés, entra­vés ou punis.

 

En Bel­gique, plu­sieurs affaires ont déjà mis en cause des citoyens et citoyennes qui hébergent ou sou­tiennent des per­sonnes en exil, un véri­table “pro­cès de la soli­da­ri­té”. Ces pro­cé­dures, même lorsqu’elles se concluent par un acquit­te­ment, laissent une empreinte durable : elles envoient le signal que cer­taines formes d’entraide peuvent deve­nir sus­pectes.
Paral­lè­le­ment le pro­jet de visites domi­ci­liaires ravive de très fortes inquié­tudes quant au res­pect des droits fon­da­men­taux. La pos­si­bi­li­té pour les auto­ri­tés de péné­trer dans les domi­ciles de per­sonnes sans papiers, ou de celles et ceux qui les accueillent serait une atteinte grave aux droit fon­da­men­taux que sont l’inviolabilité du domi­cile et la pro­tec­tion de la vie privée.
Cette soi­rée pro­pose de reve­nir sur cette ten­dance à la cri­mi­na­li­sa­tion de la soli­da­ri­té en Bel­gique, en don­nant la parole à des actrices et acteurs concer­nés, engagé·es sur le ter­rain, dans le monde juri­dique et dans la réflexion intel­lec­tuelle. Il s’agira de com­prendre ce que ces poli­tiques font aux pra­tiques d’entraide, aux col­lec­tifs de sans-papiers et, plus lar­ge­ment, à l’état de nos liber­tés publiques.

 

À l’occasion de la paru­tion de son livre La soli­da­ri­té n’est pas un crime, la phi­lo­sophe Sophie Dji­go par­ta­ge­ra quelques élé­ments de son enquête sur les formes contem­po­raines de répres­sion de la soli­da­ri­té. Son tra­vail per­met de mettre en pers­pec­tive le cas belge avec d’autres contextes euro­péens, et d’interroger la manière dont les États redé­fi­nissent ce qui est consi­dé­ré comme une soli­da­ri­té acceptable.

 

La dis­cus­sion réuni­ra 🗣️ :
- Sophie Dji­go : phi­lo­sophe de ter­rain, cher­cheuse affi­liée au labo­ra­toire STL (Lille) et à l’Institut Conver­gences Migra­tions. Spé­cia­liste des ques­tions migra­toires, elle tra­vaille sur les poli­tiques migra­toires, les formes d’hospitalité et la cri­mi­na­li­sa­tion de la soli­da­ri­té. Elle est l’autrice de La soli­da­ri­té n’est pas un crime (Tex­tuel, 2026).
- Sel­ma Ben­khe­li­fa : avo­cate et accom­pagne et défend ses client·es dans les pro­cé­dure d’a­sile, de séjour, de natio­na­li­té, etc. en accor­dant une atten­tion par­ti­cu­lière aux per­sonnes déte­nues en centre fer­mé. Elle a repré­sen­té en 2017 les per­sonnes accu­sées dans le cadre du “pro­cès de la soli­da­ri­té”.
- Hen­riette Essa­mi-Khaul­lot : porte-parole de la Voix des Sans-Papiers / Comi­té des femmes sans-papiers et de la Coor­di­na­tion Sans-Papiers Bel­gique.
- You­ri Lou Ver­ton­gen : poli­to­logue et cher­cheur à l’UCLouvain Saint-Louis – Bruxelles, auteur de l’ou­vrage Papiers pour tous (Aca­de­mia, 2024).

 

En croi­sant ces regards, la soi­rée cher­che­ra à ouvrir un espace de réflexion et de débat : com­ment défendre des pra­tiques de soli­da­ri­té aujourd’hui, quelles garan­ties sont néces­saires pour pro­té­ger les droits fon­da­men­taux, et quel rôle peuvent jouer citoyen·nes, magistrat·es, col­lec­tifs et chercheur·ses dans cette défense ?

 

🎟️ Evé­ne­ment gra­tuit sur réser­va­tion : https://cutt.ly/PtLEfFhg